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Faire ses courses en vrac [zéro déchet]

Publié le 2 avril 2017 dans Green Life

La volonté de diminuer nos déchets passe nécessairement par le constat que la majeure partie des déchets entre lors du plein de courses hebdomadaire. Auparavant, nous avions la fâcheuse tendance à remplir notre caddie virtuellement, via le drive de notre supermarché, sans nous soucier du contenant et de l’excédent d’emballage qui nous étaient proposés. La prise de conscience que nous avons eu, et le souhait de modifier notre comportement nous a poussé à revoir notre façon de faire. Petit à petit, nous avons remplacé les contenants non recyclables (le plastique notamment) et privilégié le verre lorsque cela était possible. La faute à de nombreux articles qui expliquaient que les composants nocifs du plastique avait tendance à migrer vers la nourriture. Puis, nous avons modifié notre consommation dans le fond, sans nous en rendre compte. Le vrac a rapidement fait son apparition dans notre mode de consommation orienté vers le zéro déchet.

L’intérêt du vrac réside dans une consommation au plus juste

Plus les semaines passaient, plus nos achats se résumaient à des produits bruts que nous devrions cuisiner nous-mêmes. J’en conviens, la cuisine a pris une place plus importante dans notre vie. Je cuisine désormais chaque soir. J’ai forcément dû faire des concessions pour me dégager ce temps. Probablement au détriment de la couture dans un premier temps. Je planifie également nos menus à la semaine, afin de pouvoir faire nos courses au plus juste, ce qui est tout l’intérêt du vrac. Nous achetons désormais chaque semaine la quantité nécessaire à la réalisation des recettes retenues. Ni plus ni moins. Nous avons du réapprendre à consommer avec les saisons afin de privilégier les produits français et les prix justes. Les produits BIO y sont un peu plus chers mais comme nous n’y achetons que le nécessaire, ça s’équilibre. Nous avons de moins grandes quantités pour le même prix global.

Quel équipement pour consommer en vrac ?

Dans un premier temps, nous voulions limiter nos achats emballés. Nous avons donc trouvé un primeur dans le centre de Rennes (aux Halles centrales), où nous faisons nos courses tous les week-ends depuis bientôt 3 ans. Il est plus facile d’oser demander à un commerçant avec qui nous avons une relation de confiance et que nous serons amenés à revoir. On évite à chaque fois de répéter nos motivations. Nous nous sommes équipés en sacs à vrac de grande taille, en gaze de coton bio, pour les fruits et légumes. Nous avons également acheté des sacs à vrac plus petits pour les achats à la Biocoop ou chez Day by Day. La gaze de coton est tellement légère qu’il n’y a pas d’incidence sur la balance. C’est plus facile pour les commerçants. Nous transvasons dans nos bocaux Le Parfait une fois rentrés à la maison. Toutefois, les contenants en verre se trouvent facilement dans les achats passés. Nous avons investi dans deux jolis paniers et une glacière en coton bio (Picard). Nous avons également acheté deux vélos équipés de paniers pour faciliter nos déplacements avec nos courses en vrac dans le centre ville. Enfin, la yaourtière Multi Délices est devenue notre meilleure alliée.

Où consommer en vrac ?

Notre primeur joue parfaitement le jeu avec nos sacs à vrac. Nous consommons peu de viande et de poissons, mais nous les achetons chez de petits commerçants, en circuits courts. Ils vendent également des oeufs en vrac. Nous n’avons pas encore réussi à faire accepter nos bocaux. La tare les rebute un peu. Contrairement à notre fromager (fromagerie Gauthier) qui propose des fromages, du râpé, de la crème fraîche, du fromage blanc, du riz au lait en vrac et qui accepte nos contenants. Nous avons également trouvé un boulanger (située en face des Halles, rue de Nemours) qui accepte nos sacs en coton bio pour ranger le pain coupé. Pour les achats secs comme le riz, les pâtes ou encore la farine, nous essayons de privilégier la Biocoop lorsque nous trouvons le temps de nous y arrêter pour faire le plein. Nous allons parfois chez Day by Day également. Nous sommes un peu partagés sur ce dernier car la provenance des produits, leur qualité et le peu de produits BIO proposés nous embêtent un peu. Nous y trouvons surtout nos shampoings solides et savons de Marseille. Il nous reste néanmoins certains achats pour lesquels nous n’avons pas encore trouvé de solutions (le lait BIO, le papier toilette écologique ou la litière végétale de Monsieur Chat par exemple).

Quel bilan après six mois de courses en vrac ?

Nous essayons de relativiser en regardant déjà tout ce que nous avons pu changé et espérons continuer à modifier nos habitudes petit à petit. Nous faisons de notre mieux. Les Halles centrales de Rennes nous ont permis de trouver un cadre humainement plus agréable où tous les corps de métiers sont représentés. Les courses sont devenus un moment de partage, convivial, où nous prenons le temps de découvrir des produits longtemps négligés et recevoir des conseils avisés. La plupart des commerçants accepte les tickets restaurants, ce qui est bien pratique pour la gestion de notre budget. En définitive, nous n’avons pas le sentiment d’avoir augmenté notre budget courses, bien au contraire. Nous y laissons la même somme chaque semaine, mais différemment, principalement en circuits courts. Le vrac nous a surtout poussé à reconsidérer la manière que nous avions de nous alimenter et de consommer. Une dernière chose par contre, nous mettons plus de temps à faire nos courses chaque samedi (avant les vélos, nous faisions tout à pied, alors, ça nous prenait bien deux heures aller-retour).

Encore une fois, l’idée n’est pas de culpabiliser qui que ce soit, chacun fait comme il veut et surtout, comme il peut. Ce rythme de vie nous correspond vraiment bien à l’heure actuelle. Nous espérons que nous pourrons le préserver lorsque nous aurons une vie de famille avec enfant.

Bisettes !

Commentaires

  • Pour la litière de chat, on achetait de la litière bio : proche de copeaux de bois, c’est aussi efficace que les autres et en plus ça sent bon la nature quand tu la changes (après ça sent le pipi de chat, y a pas de miracle :) )

    • Lalouandco dit :

      C’est également ce que nous lui achetons. Hélas, une fois souillée, elle ne peut être compostée. Nous devons donc la jeter dans un sac poubelle :(. Je ne vois pas de solution, à moins de lui apprendre à utiliser les WC 😂

  • Himé dit :

    Merci pour ce partage, j’avoue qu’avec Monsieur, nous commençons doucement à nous y mettre suite à une volonté de mieux manger (par goût aussi car il ne faut pas se leurrer, le fait maison c’est quand même meilleur :D ) Comment fonctionnez vous pour les produits d’entretien de la maison ? (je me rends compte qu’on en a beaucoup et qu’il est certainement possible de les réduire au minimum) Merci pour le partage de ton expérience et j’espère quand même revoir bientôt un peu de couture ;)
    bises
    Himé

  • Mamanbrodeuse dit :

    Pour la litière, il n’y a pas de miracle… Leur apprendre à faire dans les toilettes n’est pas non plus la meilleur solution.

    Pour répondre à Himé :

    nous faisons notre propre lessive pour le blanc et les couleurs​. Pour le noir, j’achète toujours la spéciale noir dans le commerce.

    J’utilise du vinaigre pour nettoyer la salle de bain les WC la plaque induction en replacement de la soupline, et en tant que liquide de rinçage dans le lave vaisselle.

    Pour nettoyer les vitres du produit vaisselle.

  • mamandoudouce dit :

    J’aime beaucoup tes partages sur le sujet! On essaie aussi de s’adapter et de faire des efforts mais le chemin est encore long..

  • J’ai vu que certaines déchetterie acceptaient la litière végétale… pas idéale d’aller toutes les semaines à la déchetterie mais bon…

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